---



conseil-national.medecin.fr, 15 janvier 2013

Les centres d'injections supervisés posent questions

Après la prise de position de Madame la Ministre sur l'expérimentation en 2013 des centres d'injections supervisés et le vote de subventions dédiées par certaines municipalités, le CNOM s'est interrogé lors de sa session plénière de décembre 2012.

Le CNOM, en préalable, a souhaité rappeler que, pour lui, les toxicomanes sont des patients qu'il convient de prendre en charge. L'utilisation de matériels stériles en est le premier avantage.

Mais selon lui, la création de ces structures pose questions :

1. On lève un interdit :

  • On cautionne l'injection de produits illicites
  • On véhicule un message fort permissif pour les jeunes

2. Quelle responsabilité pour le personnel médical présent dans ces centres ?

  • Témoins ? complices ?
  • Quels soins en cas d'overdose, dans l'ignorance totale du produit injecté ?

3. Grande dangerosité da la situation pour ces personnels.

4. Quelle conséquence pour la population environnante ? (dealers).

5. Quel coût ? dans le contexte économique actuel, le chiffre de 800.00 à 1 million d'euros par centre et par an est avancé.

Tout en préconisant une adaptation de l'existant (réseaux de soins, CAARUD, CSAPA) le CNOM demande instamment le développement d'une politique active de prévention, tout au long du cursus scolaire.


Dans le cadre de l'expérimentation prévue en 2013, le CNOM demande qu'une évaluation extérieure, prenant en compte tous les aspects concernés, soit réalisée et rendue publique.

Source

Direct link to this page