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Lexpress.fr, 19 avril 2011

Valls dévoile son programme sur la sécurité

Dans l'optique de 2012, le député-maire d'Evry livre dans un ouvrage à paraître jeudi une série de mesures sur le thème de la sécurité.

Le député et candidat aux primaires PS Manuel Valls détaille dans un livre à paraître jeudi ses idées sur la sécurité, un de ses thèmes de prédilection et selon lui "l'une des clés de voûte" de la prochaine élection présidentielle.
 
Après avoir dressé "l'échec majeur" et "détonnant" de la politique du gouvernement, Manuel Valls passe en revue ses solutions dans "Sécurité, la gauche peut tout changer". Le député de l'Essonne, pour qui la sécurité ne doit plus être "un gros mot" dans certains rangs de son parti, estime qu'il faudra "plutôt" "deux", "voire trois" quinquennats pour "inverser la tendance de fond".
 
Il égrène ses solutions: "incitations financières" pour faire venir les fonctionnaires les "plus aguerris" dans les zones sensibles, définir des "zones de sécurité prioritaires", une vidéosurveillance "strictement encadrée"... Le maire d'Evry milite également pour l'introduction d'un "critère de satisfaction de la population" dans l'évaluation de l'action policière ou pour que les primo-délinquants puissent être jugés "sous trois jours".
 
"Juste, l'ordre"
 
Il n'est pas possible pour lui "d'échapper à la création de nouvelles places de prison", et prône le développement de "centres d'éducation renforcés" pour "extirper le jeune de son environnement". S'il est contre la légalisation du cannabis, il est favorable en revanche aux 'salles de shoot'.
 
Manuel Valls revient sur une phrase glissée alors qu'il visitait une brocante dans sa ville et qui avait défrayé la chronique: "Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos". "Je ne renierai pas cette phrase", se défend-il à nouveau aujourd'hui, "parce qu'elle décrit une réalité"
 
Evoquant l'ouvrage du sociologue Hugues Lagrange, "Le déni des cultures", il y voit "la traduction sociologique et scientifique d'un vécu de terrain" et plaide une nouvelle fois pour la mise en place de statistiques ethniques.
 
Il se dit non plus partisan de l'"ordre juste" de Ségolène Royal mais de "juste, l'ordre".

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