---



24 heures, 02 février 2009

Lausanne veut ouvrir un bistrot social pour les toxicomanes

Après l'échec en votation du local d'injection, la Municipalité de Lausanne veut mettre sur pied un bistrot social pour les marginaux et les toxicomanes, des programmes d'occupation ainsi que des actions de prévention à la place de la Riponne. Un crédit spécial de 339 000 francs et des subventions annuelles de 275 000 francs seront nécessaires.

Le bistrot social est censé contribuer au “délestage” de la Riponne, place où se rassemblent actuellement marginaux et toxicodépendants, ont communiqué mercredi les autorités lausannoises. Ouvert six jours par semaine, du lundi au samedi, il sera situé un peu à l'écart du centre-ville. Le trafic et la consommation de psychotropes y seront interdits.

Le bistrot proposera des boissons avec ou sans alcool et une petite restauration. D'une capacité de 40 places à l'intérieur, il pourra aussi accueillir 30 personnes en terrasse. Sa gestion sera confiée à une association, encore à créer, composée de six personnes, dont une gérante et cinq intervenants sociaux, dont deux de la Fondation du Levant.


Travailleurs de rue

Des travailleurs de rue seront par ailleurs engagés quatre demi-journées par semaine, en particulier les jours de marché pour accompagner et suivre les marginaux et jouer un rôle de médiation avec les commerçants. Enfin, la Municipalité veut mettre sur pied des programmes d'occupation pour les marginaux présents à la Riponne.

En juillet 2007, les Lausannois avaient refusé à une majorité de 54,6% la création d'un espace de consommation de stupéfiants et l'ouverture d'un “bistrot social” pour les toxicomanes et les marginaux. S'inspirant des expériences d'autres villes romandes comme Bienne ou Genève, la Municipalité de Lausanne voulait améliorer l'état de santé des toxicomanes.

Le projet avait suscité une vive opposition de l'ensemble de la droite qui avait fermement critiqué le “shootoir” et fait connaître ses arguments à coups d'affiches “chocs”.

Des “Assises de la toxicomanie” en mars 2003 et des “Etats généraux de la toxicodépendance” en juin 2008 organisés par le canton et la ville ont débouché sur ces nouvelles mesures.

Source

Direct link to this page