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18 December 2015

La mairie de Bordeaux, "pas demandeuse" d'une salle de shoot

Le Parlement a adopté jeudi 17 décembre la Loi Santé, validant l’expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) pendant six ans, destinées aux toxicomanes précarisés. Bordeaux est dans le peloton de tête, mais la ville ne se porte pas candidate.


Au lendemain du feu vert accordé par le Parlement concernant l’expérimentation des "salles de shoot", Alain Juppé a une réponse laconique à ce sujet : "Je ne suis pas candidat, voilà". Pourtant Bordeaux doit être ville pionnière avec Paris et Strasbourg pour cette expérimentation courant 2016. 

Deux associations attendent le feu vert, dont le centre étude et information drogue qui propose une salle de shoot itinérante. Pas d'inquiétude du côté de son président Jean-Michel Delile : "Je crois que sur un plan général, il n'a pas d'opposition de principe à ce dispositif. En revanche, en terme de maire de Bordeaux, il a toujours exprimé qu'il n'était pas demandeur d'un tel dispositif dans la ville" répond-t-il.

"Chacun doit prendre ses responsabilités"

La Case, le centre de soin pour les toxicomanes, rue Saint-James, est le second projet en lice. Sa directrice Véronique Latour ne veut pas polémiquer, et garde espoir : "On est très content de ce vote, de ce que ça signifie pour les salles de consommation en France. Le conseil municipal s'est déclaré favorable à l'expérimentation d'une salle de consommation à Bordeaux... Chacun doit prendre ses responsabilités, rester la tête froide, et poser le pour et le contre."


"Je ne ferai aucun commentaire là-dessus. Je pense que la mairie de Bordeaux est tout à fait en capacité de prendre des décisions responsables"

— Véronique Latour


Et si l'état doit imposer une expérimentation, elle aura lieu forcément en centre hospitalier.


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