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cyberpresse.ca, 30 septembre 2011

La Cour suprême dit OUI aux centres d'injection supervisés

Des centres d'injection de drogue supervisée pourraient voir le jour un peu partout au pays, après une décision de la Cour suprême du Canada qui contrecarre le désir du gouvernement conservateur de les interdire.

Le plus haut tribunal du pays a déterminé, dans un jugement unanime rendu vendredi, que la décision du ministre de ne plus exempter les centres de poursuites criminelles est arbitraire et viole les droits à la vie et à la sécurité des toxicomanes prévus par la Charte canadienne des droits et libertés.

Pour l'instant, le seul centre d'injection au pays, Insite, se trouve à Vancouver.

Il pourra donc poursuivre ses activités. Le jugement donne aussi vraisemblablement le feu vert à différents organismes d'en ouvrir ailleurs.

Les villes de Québec, de Toronto et de Victoria avaient dans le passé fait part de leur intérêt pour l'ouverture de tels centres d'injection supervisée.

Selon ceux qui militent en faveur des centres d'injection supervisée, ceux-ci peuvent non seulement prévenir la propagation de maladies comme le sida, mais aussi empêcher des surdoses mortelles et faciliter l'accès à des services de désintoxication.

Ses opposants, comme le gouvernement conservateur de Stephen Harper, sont plutôt d'avis que ces centres encouragent la toxicomanie.

Le centre de Vancouver a reçu ses premiers clients en 2003, après une hausse inquiétante des surdoses mortelles dans le quartier du Downtown Eastside. Les toxicomanes peuvent s'injecter leur propre héroïne sous la supervision d'un infirmier. La drogue n'est pas fournie, mais des aiguilles propres sont disponibles.

Le gouvernement libéral de l'époque avait accordé à Insite une exemption à la Loi fédérale sur les drogues, permettant à la clinique d'exercer ses activités sans que son personnel et ses clients ne puissent être arrêtés pour trafic ou possession de drogue.

Une fois au pouvoir, le gouvernement conservateur avait manifesté l'intention de mettre un terme à cette exemption et de fermer ce centre. La clinique avait alors décidé de faire valoir les droits des toxicomanes devant les tribunaux.

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