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radio-canada.ca, 09 mai 2011

L'avenir du centre d'injection supervisé INSITE est en jeu

La présidente du syndicat des infirmières de la Colombie-Britannique (BCNU), Janice Buchanan a déclaré lundi qu'il était honteux que le gouvernement fédéral continue de tenter de fermer les portes du centre d'injection supervisé INSITE et de criminaliser le travail d'infirmières qui offrent des soins de santé justifiables à un groupe vulnérable.
 
La Cour suprême du Canada entendra dès jeudi les arguments du gouvernement fédéral qui veut fermer le centre d'injection supervisé INSITE de Vancouver et de ceux qui veulent maintenir les services qui y sont offerts.
 
Le gouvernement fédéral soutient que le centre INSITE entretient la toxicomanie.
 
Les partisans du centre d'injection, soit le syndicat des infirmières, le gouvernement provincial et des chercheurs disent que le centre sauve des vies et permet de limiter la propagation de certaines maladies.
 
Des membres du syndicat des infirmières présenteront des arguments pour le maintien des services offerts par INSITE devant la Cour suprême jeudi.
 
La Cour suprême du Canada doit décider si la clinique est de juridiction fédérale ou provinciale et si sa fermeture enfreindrait les droits des toxicomanes.
 
Rappel des faits 

En septembre 2003, le gouvernement libéral fédéral a permis une exemption au Code criminel pour la création d'un centre d'injection supervisée.

En 2008, les conservateurs ont tenté de fermer le centre. Deux groupes de Vancouver qui offrent des services à ceux qui souffrent de problèmes de dépendance, le Portland Hotel Society et le Vancouver Area Network of Drug Users (VANDU) ont porté l'affaire devant les tribunaux.

La cause s'est rendue devant la Cour d'appel provinciale qui a déclaré en janvier 2010 que le centre INSITE offrait des services nécessaires de responsabilité provinciale et qu'il avait le droit d'exister.

Le gouvernement fédéral a porté la cause en Cour suprême du Canada.

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