French literature

Commission nationale consultative des droits de l'homme, Avis "Usages de drogues et droits de l'homme", Legifrance, 5 mars 2017.
Recommandation n° 25 : la CNCDH estime que le dispositif des salles de consommation à moindre risque pourrait être élargi, notamment en ouvrant des espaces de consommation à moindre risque au sein des lieux existants (CAARUD et CSAPA), afin de favoriser l'orientation vers l'accompagnement et les soins.

Marie Jauffret-Roustide, Les salles de consommation à moindre risques. Apprendre à vivre avec les drogues, Revue Esprit, Novembre 2016, p.115.

Inspirée d'expériences à l'étrangers, l'ouverture de deux "salles de shoot"  en France s'inscrit dans une politique publique de réduction des risques. Il s'agit de suspendre le jugement moral au profit de la santé et de la réinsertion sociale des usagers de drogue, ainsi que de la sécurité des riverains.

L’accompagnement des consommations : constats, enjeux, perspectives. Actes du cycle de séminaires, Fédération Addiction et Réseau français de réduction des risques, 2016.

En 2013, la Fédération Addiction et le Réseau français de réduction des risques ont organisé un cycle de trois séminaires sur les enjeux de l’accompagnement des consommations au sein des structures accueillant des personnes faisant usage de produits psychoactifs. Ce document veut en rendre compte en restituant les échanges des participants durant les temps d’ateliers, la retranscription des interventions en plénière et le positionnement politique des réseaux.

Marie Dos Santos, L’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque. Un défi pour les professionnels de l’addictologie, Nouvelle revue de psychosociologie n°21, Mai 2016, p.63-74.

Un projet d’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque est en 2015 en cours d’élaboration à Strasbourg, porté par l’association Ithaque. L’auteure, chercheure en sociologie, a assisté aux différentes réunions de préparation du projet. À travers l’exercice d’une redéfinition collective des missions attendues d’une telle salle se dessinent les contours de la logique de réduction des risques telle qu’elle est appliquée en France. L’ouverture de la salle au sein d’un hôpital est un indice de l’importance de la médicalisation de la prise en charge des usagers de drogues. Si la création de ce nouveau dispositif, en France, est une avancée majeure en termes de santé publique, le développement de nouvelles manières de penser la prise en charge et l’accompagnement, à travers la valorisation de l’expertise de l’expérience des usagers, semble toujours en suspens.

Réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictive : Rapport d’Orientation et Recommandations de la Commission d’audition, Fédération Française d'Addictologie, Avril 2016.

Elisabeth Avril, Comment intégrer, dans les pratiques, l'accompagnement et les outils de la consommation à moindre risque ?, Fédération Française d'Addictologie, Avril 2016. [Diaporama]

Des réponses à vos questions sur l'expérimentation d'une salle de consommation à moindre risque dans le quartier de la gare du nord, Paris, 2016.

Arrêté du 22 mars 2016 portant approbation du cahier des charges national relatif à l'expérimentation d'espaces de réduction des risques par usage supervisé, autrement appelés « salles de consommation à moindre risque ».

Marie Jauffret-Roustid, Les salles de consommation à moindre risque : De l’épidémiologie à la politique, laviedesidees.fr, 22 janvier 2015.

Les salles de consommation supervisée réduisent les overdoses et les nuisances publiques liées à l’usage de drogues. L’expérimentation de ce type de dispositif rencontre pourtant de fortes résistances en France où la criminalisation de la consommation de stupéfiants entrave le développement d’une politique volontariste de réduction des risques sanitaires.

Clément Matray, Un projet de Salle de Consommation de drogue à Moindre Risque à Paris. La difficile mise en forme d’un dispositif controversé, Master 2 Recherche « Villes & Sociétés », Institut d'Urbanisme de Lyon, Septembre 2014.

Pour certaines associations oeuvrant à la réduction des risques liés à la consommation dans le Nord-est parisien, l’implantation du dispositif de salle de consommation à moindre risque permettrait de répondre à des besoins locaux. Cependant, ce dispositif est peu connu, controversé, accusé de générer des nuisances et n’a pas d’assise légale forte. Néanmoins, nous assistons à la mise en forme de ce dispositif dans un projet situé aux abords de la gare du Nord à Paris.

Chloé Potier, Les centres d’injection supervisés : une revue systématique de la littérature, Thèse pour le diplôme d'Etat de Docteur en médecine, Université Lille 2 Droit et santé, Faculté de Médecine Henri Warembourg, Septembre 2014.

75 articles ont été retenus. Les CIS attirent une population marginalisée et précarisée. Ils sont efficaces concernant l’amélioration des conditions d’injection et la réduction des overdoses. Ils facilitent l’accès aux soins primaires des UDI. Ils ne semblent pas augmenter le nombre d’UDI, la criminalité ou le trafic de drogues à leurs abords.

Quand la discrimination se dédouble.., Guide API (Action, Prévention, Information) 2014-2015 d'Elus Contre le Sida.

Gwenola Le Naour, Chloé Hamant, Nadine Chamard-Coquaz, Faire accepter les lieux de réduction des risques : un enjeu quotidien, CERPE, DGS, Mai 2014.

Les professionnels de la Réduction des risques, qui accueillent et accompagnent les usagers de drogues, connaissent des difficultés à faire reconnaitre et accepter leur mission de Santé publique. Que ce soit par peur de la différence, des états de conscience modifiés, pour des raisons morales ou au regard de la loi, les riverains des dispositifs de RdR mettent en question la présence des usagers à leurs côtés. Pour leur répondre, la médiation sociale est inscrite au coeur des missions des Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues (CAARUD), principal levier pour permettre l'acceptabilité des dispositifs. Quelles sont les formes données à la médiation mise en oeuvre par les professionnels de la RdR? Cette étude financée par la Direction générale de la santé (DGS) répond à cette question. Elle propose ainsi un état des lieux bibliographique des études, guides et observations faites autour de cette question, complété par le recueil détaillé des pratiques professionnelles dans un certain nombre de dispositifs de RdR. Enfin, une troisième et dernière partie reprend, sous forme de recommandations, les principaux enjeux liés à la mise en place d'un nouveau lieu d'accueil. Sont ici identifiées les étapes nécessaires à la mise en lien entre les dispositifs de RdR et leurs partenaires, qu'ils soient institutionnels (Agences régionales de santé, municipalités, communautés de communes, forces de l'ordre, services sociaux...) ou privés (bailleurs, commerçants, voisins...). Ce sont autant d'interlocuteurs de la médiation sociale, ressources pour permettre aux porteurs de projets de concevoir une démarche concertée d'implantation.

Pr Daniel Dhumeaux, Prise en charge des personnes infectées par les virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C. Rapport de recommandations 2014, ANRS & AFEF, Mai 2014.

Chapitre 4 du rapport : Reduction des risques et prévention des hépatites B et C chez les usagers de drogues (Salles de consommation, p. 76-77 et recommandation n°2, p. 87).

Camille Ponté, Consommation de drogues dans des espaces réservés : Une réponse de terrain à des enjeux de santé publique, Faculté des sciences pharmaceutiques, Toulouse, 14 Mars 2014.

La politique de Réduction des Risques (RdR) développée à l’égard des usagers de drogues depuis les années 1980, a permis la mise en place de mesures visant à prévenir les dommages liés à la consommation de substances psychoactives. Pour s’adapter au mieux aux besoins des usagers, la RdR doit sans cesse innover. A travers le monde, plusieurs villes ont expérimenté des dispositifs permettant aux usagers de venir consommer leur produit dans des conditions sanitaires convenables. Ces Salles de Consommation à Moindre Risque (SCMR) ont montré leur efficacité en termes de santé publique. A l’heure où la France se questionne sur le bien-fondé d’une telle expérimentation, ce travail de thèse propose une réflexion et une enquête de terrain réalisée auprès de professionnels et d’usagers sur ces dispositifs.

Pr Jean-Louis Imbs, Faut-il créer des "salles de consommation à moindre risque" pour les usagers de drogues ? in Revue Tout Prévoir, n°448, Février 2014, p.12.

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Accord au principe des salles de consommation, p.5 in OFDT, Perceptions et opinion des Français sur les drogues, Tendances n°88, Octobre 2013.

Jean-Pierre Daulouède, Les salles de consommation à moindre risque, Revue Alcoologie et Addictologie, Sept 2013, 35 (3) : 209-304.

Freins et leviers à la mise en place de centres d'injections supervisés pour les usagers de drogues, au niveau local, Module interprofessionnel de santé publique, Groupe n°21, EHESP, 2013.

Marie Jauffret-Roustide, Gaëlle Pedrono and Nathalie Beltzer, Supervised consumption rooms: The French Paradox, International Journal of Drug Policy, June 18, 2013.

A paradox exists in France concerning harm reduction policy: although it can be considered a model state for opioid substitution treatments, there is still great reluctance to experiment with supervised drug consumption rooms. This article analyses the social and political issues associated with the creation of drug consumption rooms in the French context as well as the role of public opinion polling in public health policy-making. Although the various opinion polls and surveys carried out to date on the French public's acceptability of drug consumption rooms have provided contradictory results, local and national public authorities continue to use the results of these surveys to justify not implementing this risk reduction measure. This ongoing debate and political reluctance highlight the official French conception of a “weak rights version” of risk reduction. The influence of public opinion polling on public health decision-making prevents innovative health measures from being adopted. In this perspective, so-called “gradualist” risk reduction models may be envisaged in France, whereby a range of various solutions to the question of dependence can be offered while working to end the heated debate on this question.

Dr Thomas Dusouche et Céline Debaulieu, Salle de consommation à moindre risque : un projet commun Gaia Paris et Médecins du Monde, 11 juin 2013.

Document de présentation. Réunion publique d'information et de concertation sur l'installation de la SCMR à la Mairie du 10e arr. de Paris.

Argumentaire. SCMR : Rapport Coût - efficacité, GPDCR, Juin 2013.

Le rapport coût-efficacité de l'instauration de Salles de Consommation à Moindre Risque est un argument non négligeable dans le débat sur leur implantation puisque qu'il est régulièrement repris par les opposants à ce dispositif. Comme nous l'avons toujours fait dans ce débat, nous argumentons nos propos par la preuve scientifique et non sur une idéologie mensongère. Nous sommes d'accord sur un point : L'argent publique devrait mieux être utilisé et notamment dans des stratégies qui ont fait leurs preuves.

Médecin du Monde et Gaïa, Plaquette d'information : Salle de consommation à moindre risque, Mars 2013.

L’ouverture de salles de consommation à moindre risque est nécessaire face à deux enjeux majeurs auxquels les dispositifs existants ne répondent pas : enjeu de santé publique et enjeu de sécurité.

LIVRE : Salle de shoot - Les salles d'injection supervisée à l'heure du débat français

Pierre Chappard et Jean-Pierre Couteron, Salle de shoot - Les salles d'injection supervisée à l'heure du débat français, Ed. La Découverte, Mars 2013.

Le débat sur les salles d'injection exacerbe les tensions entre tenants de la « guerre à la drogue » et partisans de la « réduction des risques » (politique qui permet aux usagers de drogues de préserver leur santé même s'ils n'arrêtent pas les drogues). Il révèle la fracture entre des responsables politiques nationaux tentés par la démagogie, et des élus locaux, pragmatiques. Refusant les expériences en Espagne, Suisse, Allemagne ou Canada, et balayant les études scientifiques, le précédent gouvernement avait dit « non » aux salles d'injection. Malgré ce refus, des villes de droite comme de gauche - Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Marseille ou Paris - ont préparé la mise en place de ces salles en attendant des jours meilleurs. Ce livre revient sur ces années où les usagers de drogues illicites ont été des boucs émissaires. Il est un cri d'espoir et un appel pour une politique des drogues plus humaine et plus efficace, fondée sur la régulation des usages.

Bernard Rivaille lors du Forum Français pour la Sécurité Urbaine, Atelier "Addictions et Drogues" :  Les collectivités territoriales et la réduction des risques au quotidien, FFSU, Décembre 2012.

Dossier "Salles de consommation" in Revue SWAPS n°68, 3e tri. 2012.

À défaut d'ouverture des salles elles-mêmes, un débat sur les salles de consommation supervisée s'est ouvert dès l'essor de la réduction des risques au milieu des années 1990… Cependant, en France, pays où la réduction des risques est inscrite dans la loi de santé publique, les salles de consommation constituent encore un débat éthique, comme le précise Élisabeth Avril dans cette nouvelle livraison de Swaps (voir page 8), et aussi un débat politique et sociétal. Pourtant, l'impulsion politique existe réellement puisque la ministre de la Santé, Marisol Touraine, espérait, en octobre 2012, annoncer le lancement des expérimentations pour la fin 2012 puis « dans le courant de l'année 2013 » et avait confié à la présidente de la Mildt, Danièle Jourdain-Menninger, une mission technique et de faisabilité. Plusieurs projets municipaux ont émergé, dont celui probablement le plus avancé et discuté dans ces colonnes (voir page 15) dans le 10e arrondissement de Paris sur le site de la gare du Nord et aussi un projet sur Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Élisabeth Avril entend maintenir le débat dans l'espace éthique social où s'oppose, pour elle, l'acceptation de se préoccuper des stratégies de réduction des risques, qui tiennent compte des pratiques des individus et des lieux d'injection ou d'inhalation, avec la position « d'abandon des “addictés” à la loi du marché ». Il n'en demeure pas moins que ce débat devient de plus en plus politique, qu'il concerne à la fois les riverains, la municipalité, la région, voire la nation. Le calendrier politique, avec les municipales de 2014, pourrait venir polluer les aspects techniques et pratiques des salles de consommation comme outils de réduction des risques. Cette livraison de Swaps rappelle d'ailleurs que la légitimité des salles de consommation doit beaucoup à la concentration et aux rassemblements d'usagers de drogues dans certains quartiers apparus dès la fin des années 1970, comme l'illustre l'article historique d'Alexandre Marchant sur l'îlot Chalon (voir page 17), archétype du ghetto parisien de la drogue du début des années 1980. Il suffit de se rapporter à l'expertise collective de l'Inserm sur la réduction des risques de 2010 pour connaître le nombre d'évaluations d'expériences étrangères en matière de salles de consommation, que ce soit en Suisse où de telles salles existent depuis 1986, en Allemagne, en Australie, en Espagne et au Canada, notamment à Vancouver avec le projet « Insite » présenté ici par Pierre Chappard (voir page 2). Situation particulièrement pionnière en matière d'éthique de santé publique et de droit puisque la Cour suprême canadienne avait, en septembre 2012, ordonné à l'unanimité au ministre de la Santé fédéral de maintenir ouvert le centre d'injection supervisée de Vancouver. Jugement innovateur pour l'ouverture possible d'autres centres au Canada ! D'où un engouement pour cette salle d'injection, aujourd'hui victime de son succès et contrainte à l'expansion dans un contexte économique de crise. Une décision éthique qui peut faire rêver de ce côté de l'Atlantique.

Laurence COHEN, Un impératif immédiat : ouvrir, à titre expérimental, des salles de consommation à moindre risque in Sénat, Avis n°151, Direction de l'action du gouvernement : MILDT, 22 novembre 2012, p.20.

Il est dommageable de constater qu'en matière de réduction des risques liés à la toxicomanie, la création de salles de consommation à moindre risque soit la seule à faire l'objet d'une couverture médiatique de grande ampleur. Donnant lieu à l'expression de représentations fantasmées sur les usagers de drogues plus qu'à l'étude objective de leurs besoins et des conséquences, en matière de santé publique et de qualité de vie dans certains quartiers, du statu quo actuel, ce qui aurait dû être une décision de bon sens s'est transformé en polémique. Il est temps aujourd'hui de mener à bien ce projet.

Vincent Michelon, Salles de consommation : le temps politique, l'urgence sanitaire, Transversal, Janv./Fév. 2012, n°62, p.12-15.

Opérationnelle dans plusieurs villes européennes, l'expérimentation des salles de consommation de drogues, dites "de moindre risque", fait toujours débat en France. Les défenseurs de ces structures les présentent comme une étape supplémentaire dans la politique de réduction des risques.

Dr Yann Le Strat, Les salles d'injection supervisée : Utiles et souhaitables ?, Le Flyer, Décembre 2011.

D'après la publication dans la revue Lancet : Reduction in overdose mortality after the opening of North America's first medically supervised safer injecting facility: a retrospective population-based study. Marshall BD, Milloy MJ, Wood E, Montaner JS, Kerr T. Lancet. 2011 Apr 23; 377(9775): 1429-37.

Actes des colloques du 27 juin et 5 octobre sur les salles de consommation, Paris, Décembre 2011.

Le 27 juin et le 5 octobre, la mairie de Paris, le conseil régional Île de France et Asud ont organisé deux colloques sur les salles de consommation à moindre risque à destination des parisiens et des franciliens. Le 27 juin, l'expérience de Genève était présentée à la bourse du travail, avec les acteurs de Quai9 (salle de conso de Genève), le chef de la police de Genève, et un élu de la ville de Genève. Le 5 octobre, c'est l'hôtel de ville de Paris qui a accueilli les expériences de Bilbao et de Rotterdam, avec des acteurs sanitaires, policiers et politiques. Ces deux colloques font suite à un vœu de la Mairie de Paris le 19 octobre 2009, d'expérimenter au moins une salle de consommation supervisée dans la capitale, et ce vœu est issu lui-même d'un long travail sur les salles de consommation avec les élus locaux des villes de Paris, Marseille, Lille, Le Havre, Bordeaux, Saint Denis et Annemasse. Ces actes sont la retranscription des discours de ces colloques. Ils sont une mine d'information sur l'implantation, le fonctionnement et le travail de tous les acteurs des salles de consommation.

SENAT, Avis de la commission des affaires sociales sur le projet de loi de finances pour 2012, Direction de l'action du gouvernement : Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), Novembre 2011.

CRIPS Provence-Alpes-Côte d'Azur, Réduction des Risques UDVI : nouvelles perspectives. Dossier de synthèse documentaire et bibliographique, Septembre 2011.

Mission d'information sur les Toxicomanies Assemblée Nationale/Sénat - Rapport d'information - Tome 2 Comptes rendus des auditions, Juillet 2011.

Mission d'information sur les Toxicomanies Assemblée Nationale/Sénat - Rapport d'information - Tome 1, Juillet 2011.

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Groupe de Recherche sur la Vulnérabilité Sociale, Démarche de concertation sur l'expérimentation de Salle(s) de Consommation Supervisée(s) à Marseille, Ville de Marseille, Juin 2011.

CIRDD Rhône-Alpes, Salles de consommation à moindre risque, Dossier n°8, Mai 2011.

Yvon Schléret, Etude sur l'opportunité et la faisabilité d'un centre d'injection supervisé à Metz, ORSAS-Lorraine, Février 2011.

ASUD Journal n°43 : Les salles de consommation à moindre risque, Printemps 2010, p.8 à 15.

ESPT, Salles de consommation contrôlée à moindres risques pour usagers de drogues, Analyses et recommandations des élus locaux, Tome 2 : Journée de synthèse, 2010.

ESPT, Salles de consommation contrôlée à moindres risques pour usagers de drogues, Analyses et recommandations des élus locaux, Tome 1 : Auditions d'experts et visites, 2010.

Réduction des risques infectieux chez les usagers de drogues. Expertise collective, Inserm, Paris, 2010 (rapport intégral).

Chapitre 12 : Centres d'injection supervisée

Synthèse et recommandations - Réduction des risques infectieux chez les usagers de drogues. Expertise collective, Inserm, Paris, 2010.

LIVRE : Salles de shoot ? Un regard engagé en faveur de l'expérimentation

Bernard Bertrand, Salles de shoot ? Un regard engagé en faveur de l'expérimentation de structures d'accueil avec possibilité de consommer à moindre risque des drogues, Ed. BoD, Oct. 2010.

Les "salles de shoot" ou, terme moins sensationnel, les structures d'accueil avec possibilité de consommer à moindre risque des drogues, ont défrayé la chronique cet été 2010 jusqu'à ce que le Premier Ministre français déclare qu'elles n'étaient « ni utiles, ni souhaitables ». Pourtant, ces structures existent déjà au Canada, en Australie et dans six pays européens (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Norvège et Luxembourg) et les résultats des évaluations sont tous favorables tant pour la collectivité du point de vue de la lutte contre la toxicomanie et la délinquance que pour la santé publique et individuelle. En France, c'est le collectif du 19 mai, regroupant les associations ANITeA, Act up Paris, ASUD, SOS Hépatites IDF, Safe, Gaïa Paris, salledeconsommation.fr et SOS Drogue International qui travaille à la question de la mise en oeuvre de projets pilotes. Le présent ouvrage est une aide à la réflexion pour une expérimentation de ce dispositif de réduction des risques.

Michel Kokoreff, Sortir de l’hypocrisie française, apprendre à gérer les drogues en réduisant les risques, www.laurent-mucchielli.org, 22 juin 2010.

Bernard Bertrand in Revue SWAPS n°56, Salles de consommation de drogues à moindre risque : le syndrome gaulois, 2009, p.11.

Les salles de consommation de drogues à moindre risque (SCMR) font à nouveau débat en France. Jamais expérimentées dans l'Hexagone, à l'exception de la courte tentative menée à Montpellier en 1994, elles sont pourtant largement implantées chez plusieurs de nos voisins. Créateur du site "www.salledeconsommation.fr", Bernard Bertrand en propose un tour d'horizon.

Bernard Bertrand in Le Flyer n°38, Une coalition d'associations demande l'ouverture de salles de consommation de drogues à moindre risque à Paris, Déc. 2009, p.20 à 22.

Un autre sujet aura alimenté l'actualité de l'année 2009. Il s'agit des SCMR (Salles de Consommation à Moindre Risque) dont les installations aussi éphémères que médiatiques ont défrayé la chronique et mobilisé tout les partisans de la RdR (Réduction des Risques), associations d'usagers en tête. L'article de Bertrand Bernard, plus connu sous le nom de « Bobby » dans le milieu (de la RdR), nous rappelle les enjeux autour de ce dispositif qui, s'il ne voit pas le jour en France rapidement, aura permis et permettra encore de relancer le débat autour de cette approche pragmatique et pas toujours comprise qu'est la Réduction des Risques. L'expertise collective de l'INSERM sur le sujet, dont nous devrions avoir les conclusions en 2010, apportera peut-être un éclairage utile, aussi bien aux promoteurs des SCMR qu'aux responsables politiques.

Cristina Diaz Gomez, Les salles de consommation en Europe. Synthèse de la revue de littérature internationale. Note n° 09- 4, OFDT 20 mai 2009.

La présente note reprend les principales conclusions du rapport européen du 2004 de l'OEDT (Hedrich D, 2004). Ce rapport présente les résultats de la littérature internationale sur les salles de consommation et leur capacité à répondre aux dommages d'ordre sanitaire et public liés à l'usage de drogues. Depuis la parution de la revue de la littérature de l'OEDT, de nouvelles études ont été conduites. Wright N. M. et Tompkins, C. N. ont publié en 2006 une revue de la littérature centrée sur l'efficacité des interventions de prévention à l'égard de l'hépatite C auprès des usagers de drogues injecteurs. Peu d'études inclues dans cette revue portent exclusivement sur les salles de consommation. Les auteurs concluent à la nécessité de continuer à conduire des évaluations afin d'enrichir les preuves scientifiques sur la question. Toutefois, aucune revue de la littérature plus récente portant spécifiquement sur les salles de consommation n'a été publiée depuis.

Anne Coppel in Revue SWAPS n°51, 2e trimestre 2008. Sevrage et salles d'injection - des outils complémentaires.

AFR, L'éducation aux risques liés à l'injection en France, Les expérience française, Cahiers thématiques n°5, Juin 2008.

AFR, L'éducation aux risques liés à l'injection en France, L'état des lieux, Cahiers thématiques n°4, Juin 2008.

Renaud Delacroix, L'accompagnement à l'injection, Mémoire DESU Toxicomanie, Paris, 2006.

Depuis 1995, la chute spectaculaire de la prévalence du VIH chez les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI) a démontré leur capacité à modifier leurs pratiques d'usage en vue de préserver leur santé. Mais le maintien d'un fort taux de contamination au VHC reste très préoccupant : alors que 0,3% des UDVI de moins de 30 ans sont touchés par le VIH, 28% le sont par l'hépatite C. L'utilisation d'une seringue neuve n'étant pas suffisante contre la transmission du VHC, il s'agit d'intervenir au coeur des différentes étapes de l'injection, de sa préparation à sa réalisation. En s'appuyant principalement sur le projet d'accompagnement à l'injection mené par la Mission Rave de Médecins du Monde, l'objet de ce mémoire est de voir si le fait de s'injecter une drogue accompagné par la présence et les conseils d'un intervenant non jugeant et qualifié sur les aspects techniques de l'injection peut aider les UDVI à améliorer leurs pratiques d'injection en vue d'en réduire les dommages somatiques, en particulier le risque de contamination par le VHC. Enfin, en s'intéressant aux différents effets induits par l'accompagnement à l'injection et aux points de vue de consommateurs, nous soulignerons que, si l'accompagnement à l'injection peut être un outil pertinent de réduction des risques, il nécessite que « l'accompagnant » soit aussi humble face à l'intimité de la personne rencontrée qu'efficace et concis sur les conseils techniques qu'il peut apporter.

S. Aubisson et al., Quels nouveaux outils pour prévenir et évaluer les pratiques à risque chez les injecteurs de drogue face au VHC ? Réflexions sur les salles d'injection et les outils de mesure des prises de risques, Revue d'épidémiologie et de santé publique, n° spécial, juillet 2006.

Les salles d'injection devraient pouvoir contribuer à la prévention des risques de transmission du VHC chez les usagers de drogue par voie intraveineuse (UDIV). Elles n'ont pourtant pas encore été expérimentées en France. Cet article présente une revue de la littérature sur les salles d'injection et explore les possibles modalités d'évaluation de l'effet de ce type de dispositif sur les risques de transmission du VHC. Devant la difficulté d'estimer un impact en terme d'incidence du VHC, ces évaluations pourraient se centrer sur les prises de risque lors de l'injection. Dans la deuxième partie de l'article, une réflexion autour du questionnement des pratiques à risque est amorcée avec la présentation d'un nouvel outil centré sur l'exposition à des situations d'exception susceptibles d'entraîner des comportements à risque. Par rapport aux questionnaires habituels, cet outil, testé auprès d'une population d'injecteurs de drogues à Marseille, permet de détecter d'autres prises de risque et de prendre en compte le contexte dans lequel se déroulent les injections. Il pourrait servir d'outil complémentaire aux mesures habituelles de prise de risque et être intégré dans l'évaluation des salles d'injection.

Véronique Cazaly et al., Visite du dispositif RDR de Vancouver lors de la Conférence internationale RDR, Vancouver, AIDES, Mai 2006.

ASUD Journal n°31, Salles de consommation : Et la France ?, Printemps 2006, p.10-17.

Patrizia Carrieri, Comment évaluer des dispositifs de salle d'injection visant à réduire la transmission du VHC ?, Inserm, 2005.

Bruno Spire, Les salles d'injection : une intervention à envisager pour réduire la transmission du VHC, Inserm, 2005.

Conseil national du sida, Rapport sur la politique publique de prévention de l'infection à VIH en France métropolitaine suivi de Recommandations pour une meilleure application de la politique publique de prévention de l'infection à VIH, 17 nov. 2005.

Bernard Bertrand, "...on peut franchir le pas, faire un essai", LUDIC, Mulhouse, Juillet 2005.

Cette étude nous aide à « comprendre les enjeux véritables de l'actualité de la politique menée en matière de stupéfiants » et, « en jetant un éclairage scientifique sur les lieux de consommation à moindres risques », l'auteur « nous ramène au coeur de cette politique de réduction des risques que les professionnels du secteur connaissent bien, mais que le public français ignore faute de débat public ». - Fabrice Olivet, ASUD-Journal -

Les structures d'accueil avec possibilité de consommer à moindre risque des drogues, peuvent réduire plusieurs des risques liés à l'utilisation de drogues. En France, les associations étudient la possibilité de mener un projet pilote. L'expérience des salles de consommation encadrées a été tentée au Canada, en Australie et dans plusieurs pays européens (Suisse, Allemagne, Hollande, Espagne, Norvège et en juillet 2005, le Luxembourg) et semble indiquer que des résultats favorables à la collectivité dépendent en bout de ligne de la polyvalence des installations et de leur adaptation aux besoins de leur principal groupe cible : les personnes qui consomment des drogues. Il est donc impératif de prendre en considération les facteurs et les conditions connus pour favoriser une bonne réaction des consommateurs de drogues à ces installations. La présente étude vise à évaluer l'acceptabilité des salles de consommation à moindre risque et à déterminer les facteurs associés à la volonté d'y recourir dans une ville qui songe à établir une telle installation. La consultation des utilisateurs est un élément essentiel lorsqu'on veut évaluer la pertinence des salles de consommation à moindre risque et planifier des installations acceptables aux yeux de la société.

ANRS, Journée d'animation de la recherche organisée par l'Action coordonnée n°25 de l'ANRS : "Recherche en santé publique sur les hépatites virales", 1er juin 2005.

Jean-Luc Romero, Secrétaire national chargé de la lutte contre le sida et la prévention des comportements à risques : 38 propositions pour faire de la lutte contre le sida une grande cause nationale en 2005, UMP, Avril 2004.

E. Birambo, Salle d'injection : La France à la traîne, ASUD Journal n°24, 2002-2003, p.22.

Bernard Bertrand, Visite du Quai 9 (Espace d'accueil et d'injection), Genève, 14 février 2003.

ARGILE et al., Résultats de l'enquête : Vers l'ouverture d'une structure d'accueil et de consommation pour usagers de drogues, Mulhouse, 2002.

B. Bertrand et H. Richaud, Visite du Dipositivo Asistencial de VEnopuncion (DAVE) - Madrid, AIDES, 16 juillet 2002.

LUDIC, Actes Journée Débat "RDR et salles d'injection à moindre risque", Mulhouse, 30 octobre 2001.

Conseil national du sida, Les risques liés aux usages de drogues comme enjeu de santé publique. Propositions pour une reformulation du cadre législatif, 21 juin 2001.