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cyberpresse.ca, 30 avril 2011

Centre d'injection supervisé : forme de consultation dénoncée

(Québec) L'organisme qui milite en faveur de l'arrivée à Québec d'un centre d'injection supervisé pour les utilisateurs de drogues injectables, Point de Repères, dénonce la formule de la consultation publique qui aura lieu le 14 mai, au Centre récréatif Saint-Roch, pour traiter de cet épineux sujet.

Hier, le conseil de quartier de Saint-Roch a dévoilé le déroulement de cette consultation publique qui durera quatre heures et qui est organisée par cette entité de la Ville de Québec, en collaboration avec les conseils de quartier du Vieux-Limoilou et de Saint-Sauveur.

Au cours de la première heure, les différents mémoires préparés sur le sujet par différents auteurs et la Direction régionale de santé publique, notamment, seront présentés au public. Au cours du deuxième segment, les parties qui sont en faveur ou contre l'arrivée d'un tel service bénéficieront d'une vingtaine de minutes pour exposer les arguments qui motivent leur position. La troisième heure sera réservée à un débat impliquant les tenants du pour et du contre. Finalement, la dernière heure permettra aux citoyens de questionner les participants du débat sur le sujet.

Le directeur général de Point de Repères, Mario Gagnon, estime que son organisme n'aura pas assez de temps pour exposer sa position en 20 minutes. Il affirme que le débat ne devrait pas avoir lieu, afin de donner plus de temps aux représentants des différentes visions sur le sujet de bien expliquer leur position.

Déjà, la Société de développement commercial du centre-ville de Québec s'est positionnée publiquement contre l'arrivée d'un tel service et elle devrait faire entendre sa voix lors de cette consultation publique.

«Seulement pour survoler le sujet, ça devrait me prendre ça, 20 minutes, a expliqué M. Gagnon. Le débat entre les représentants des deux positions ne fera qu'enflammer la passion des gens sur le sujet, sans vraiment les informer. Je ne sens pas que ça va être sain, tout ça.»

Questionné sur la position de Point de Repères, le président du conseil de quartier de Saint-Roch, Louis H. Campagna, rappelle que les représentants de deux positions auront les mêmes con­traintes pour divulguer leurs arguments. «Point de Repères aurait probablement voulu quatre heures pour parler de leur position, mais ça n'aurait pas été plus juste pour les autres. Moi, je crois qu'avec le débat et la période de questions, les différentes parties auront le temps de défendre leurs idées.»

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