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ledauphine.com, 16 décembre 2012

Salle de shoot : Annemasse Agglo partenaire de la réflexion mais pas de l'expérimentation

Une délégation de techniciens de l'Agglo a participé aux réunions de réflexion mais l'Agglo ne s'est pas engagée dans la démarche d'expérimentation souhaitée par la ministre de la santé Marisol Touraine.


Fin octobre dernier, la ministre de la santé Marisol Touraine avait souhaité lancer d'ici la fin de l'année l'expérimentation en France de “salles de shoot”, ravivant le débat entre incitation à la consommation et accompagnement des injecteurs.

Les salles de shoot autorisent en effet les toxicomanes à consommer leurs propres produits dans de bonnes conditions d'hygiène et supervisés par des personnels de santé.

Suite aux déclarations de la ministre révélant plusieurs municipalités de droite comme de gauche d'ores-et-déjà prêtes à s'engager pour accueillir le dispositif, la rumeur autour de l'implantation d'une salle de shoot expérimentale sur l'agglomération s'était propagée.

S'il est vrai qu'une délégation de techniciens de l'Agglo a participé courant 2010 et 2011 à plusieurs réunions et séminaires parisiens traitant d'une prochaine expérimentation en France, pour l'heure, aucune décision politique n'associera l'Agglo dans cette démarche expérimentale. Loin de là même puisqu'aucune présentation du fonctionnement des salles de consommation de drogue n'a encore jusque-là été faite aux élus communautaires.

« Nous avons participé à un séminaire initié par la mairie de Paris pour visiter les salles de shoot existantes à Bilbao et Genève. Notre souci est avant tout que les élus comprennent de quoi il retourne car les moyens utilisés sont très développés et se déploient sur une large palette d'actions possibles » précise le technicien de l'Agglo en charge des solidarités Sébastien Denjean.

Les élus devraient toutefois rapidement se pencher sur le sujet puisqu'une présentation des éléments de constats et des pistes de réflexions découlant de ces réunions sera faite devant le bureau communautaire lors d'une séance prévue dès le mois de janvier 2013.

En vérité, l'agglomération annemassienne a bien été approchée pour intégrer la phase expérimentale souhaitée par la ministre de la Santé Marisol Touraine mais les délais imposés pour entrer dans la démarche se sont avérés trop courts pour qu'une réflexion pertinente soit menée auprès des élus communautaires.

La participation de l'Agglo à la réflexion des conditions dans lesquelles les salles d'injection pourraient voir le jour n'est pas surprenante eu égard à l'importante consommation d'héroïne constatée sur son territoire et en Suisse voisine.

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