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AIDES, 17 mai 2007

​​​​​Supervised Injection Sites: A Bibliography. Updated November 2013

18e conférence internationale  de Réduction des Risques à Varsovie

Présentation d'une étude sur les overdoses au sein de InSite, la salle d'injection de Vancouver (les articles peuvent être consulté sur le site ScienceSirect.


De mars 2004 à novembre 2005, il y a eu 366 overdoses à InSite, soit environ 1,33 OD pour 1000 injections. 28 % d'entre elles ont nécessité une hospitalisation d'urgence. Les témoignages des usagers ayant fait des OD à InSite sont concordants : tous mettent en avant le fait qu'une telle OD en squat, dans la rue leur aurait été fatale. La salle d'injection est donc particulièrement appréciée par les usagers pour la sécurité qu'elle procure : ne jamais shooter seul, la possibilité de prendre son temps…

Un autre poster sur la SIS de Vancouver montrait l'importance des infirmières : il ne s'agit pas seulement de permettre l'injection dans les murs, mais il faut également éduquer les consommateurs aux pratiques d'injection.

La deuxième présentation portait sur l'évaluation des 6 premières années d'activité de la salle de Sydney, qui est organisée autour de 3 espaces : 1 accueil, 2 espaces d'injection, 3 espaces de repos et de soin. La salle de Sydney enregistre en moyenne 230 visites par an. La durée moyenne des visites est de 35 minutes.

La file active depuis l'ouverture est de 9 778 injecteurs différents, la majorité n'avait jamais fréquenté de dispositif de RDR auparavant.

La file active et le nombre de visites se stabilisent depuis 1 an.

78 % des usagers du dispositif sont des hommes, la moyenne d'âge est de 31 ans, pour une ancienneté dans l'injection de 12 ans.

L'héroïne est le principal produit pour plus de 50 % des personnes, 40 % injectent au moins une fois par jour.

2 107 overdoses ont eu lieu sur le site depuis son ouverture, aucune n'a été mortelle, aucune n'a nécessité une hospitalisation. La SIS (Salle d'Injection Sécurisée) apparaît comme un premier pallier dans l'accès aux soins et aux traitements de substitution. La fonction d'observatoire des pratiques, d'alerte sanitaire sur les produits est déterminante. Elle permet de mettre en place des campagnes d'éducation à la santé en lien direct avec les préoccupations du public.

Depuis l'ouverture de la SIS dans le quartier de King Cross, la délinquance associée à l'usage de drogues a baissé de 30 à 40 %, 40 % de seringues en moins ont été ramassées dans la rue, les appels au Samu pour les overdoses dans la rue ont baissé de 84 %.

La SIS apparaît, selon ses dirigeants, comme une solution locale à un problème local : depuis son ouverture, les opinions favorables des riverains, commerçants, politiciens n'ont cessé d'augmenter.

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